Extraits de l’ouvrage « Cent ans d’aviation civile en Indre et Loire 1908-2008 »
de Claude Fillet et Pierre Bézard, aux éditions Alan Sutton. Avec l’aimable autorisation des auteurs.

Création de l’école d’aviation militaire de Tours

  • Octobre 1915

Le terrain, qui était une zone de manœuvres militaire pour le 66e Régiment d’Infanterie de Tours, devient centre d’entraînement sur biplan Caudron G.3 utilisé pour le réglage des pièces d’artillerie, les missions d’observation et la formation des pilotes. En 1917, c'était un total de 65 Caudron G 3 et au moins 2 Nieuport déclassés qui étaient en service à l'école.

Octobre 1915
1917 - 1919

L’école devient américaine avec l’entrée en guerre des États-Unis

  • 1917 - 1919

Cette vue de l’extrémité sud du terrain prise depuis le haut du hangar n°6, permet de voir les Sopwith 1A français mis à la disposition de l’école américaine. En 1919, l’armée française récupère le camp d’aviation et installe le 31er régiment aérien d'observation.  En 1922, l’Aviation Club de Touraine est créé sur le camp d’aviation de Parçay-Meslay

Première aérogare civile

  • 1929

Ce chalet construit à Sainte-Radegonde puis rapidement déplacé à Parçay-Meslay à la demande des militaires, se compose d'un bar avec salle de restaurant, d'une chambre de passage, d'un lavabo, de toilettes et d'un poste téléphonique. Son exploitation est confiée à l'Aéro-Club de Touraine (Union de l‘Aviation-Club et de l’Aéro-Club en août 1930). Un hangar destiné à abriter les appareils, ainsi qu'un atelier de réparations, se situe à côté. Le mécanicien servant de gardien du « Club-House ». En 1933, le Ministre de l’Air, Pierre Cot, inaugure cette aérogare située au nord-est du camp d’aviation militaire.

1929
1935

Tours devient étape des vols postaux avec la compagnie aérienne Air Bleu dirigée par le célèbre Didier DAURAT

  • 1935

Les escales quotidiennes étaient prévues à 11h19 en direction de Bordeaux et à 17h58 en direction de Paris. Le 3 juin 1937, un Caudron C.630 Simoun de la compagnie « Air Bleu », en escale sur le terrain de Parçay-Meslay, transporte une marchandise précieuse. Il s’agit du film du mariage du Duc de Windsor et de Mrs Wallis Simpson qui s’est déroulé au château de Candé à Monts près de Tours. Il prend la direction de Cherbourg où il doit être embarqué sur le navire « Bremen ». L’équipage est composé par le pilote Raymond Vanier et le radio Lucien Pauzié.

Deuxième aérogare civile

  • 1938

La deuxième aérogare est construite à côté de la première, dans la partie nord de l’aérodrome militaire sur la commune de Parçay-Meslay. L’accès se fait par une large allée qui prend naissance au carrefour des routes venant du camp militaire et de Parçay-Meslay.

1938
1938

Hangars metalliques

  • 1938

Autour de l’aérogare, des hangars métalliques de 1000 m² à porte basculante et sans colonne, abritent les services réparation et entretien des différentes sections d’Air-Touraine (avions et des planeurs de l’aviation populaire). L’aéroport comporte également un château d’eau dont la silhouette ailée domine les installations.

Inscription « RAVT CIVIL » sur le toit du hangar

  • 1938

L’inscription « RAVT CIVIL » sur le toit du hangar indique un point de ravitaillement des avions civils. Il est possible d’identifier quelques appareils stationnés sur le terrain : F-AJYE (Caudron 232 n°6509.26 appartenant à Air-Touraine) et F-ALBS (Caudron 233 > Caudron 230 n°6526.1 > 14).

1938
1938

Salle de restaurant

  • 1938

L’intérieur avec la salle de restaurant située au rez-de-chaussée. (Photographie : collection Jean-François Barcat). L’aérogare comporte également le pavillon d’habitation du mécanicien, des citernes à essence, un garage et un parc à voitures.

Le Rallye aérien des Grands Vins de Touraine

  • 1928-1951

Dans les années 1930, le Rallye aérien des grands vins de Touraine était un des plus importants rallyes aériens de France, réunissant chaque année à partir de 1928, une quarantaine d’équipages venus de toute la France, mais aussi d’Angleterre, de Suisse, de Belgique, etc. Le jeu consistait à identifier des objets ou dessins disposés au niveau des châteaux puis à larguer des messages lestés. Il se terminait traditionnellement par un repas, souvent en cave. Il y a eu 11 éditions de 1928 à 1951. 

1928-1951
1940

La Seconde Guerre mondiale

  • 1940

En mai-juin 1940, la base accueille des unités françaises en repli ainsi que Winston Churchill qui vient voir sans prévenir le gouvernement français en repli.La première occupation allemande se met en place dès le 18 juin 1940.

Entre 1940 et 1944, la Luftwaffe construit les deux premières pistes en dur, l'une de 1 300 m, l'autre de 1 100 m remplacent le champ de 1 000 m sur 1000 m. À cet effet, une ferme (La Pécaudière), l'aérogare et l'aéroclub civil seront rasés

Les bombardements de la libération

  • 1944

En 1944, les alliés (U.S. Air Force et Royal Air Force) bombardent lourdement le terrain en janvier, février, mars et mai. Plusieurs milliers de bombes sont lâchées sur les installations, que les allemands avaient éparpillés pour minimiser l’impact des attaques. Les très nombreux bombardements de cette période obligent encore à procéder à des recherches pyrotechniques dès que l’on veut creuser le sol encore aujourd’hui.

Le 28 août les Américains arrivent au nord de la base. Ce n’est que le 1er septembre 1944 que l’armée américaine fait son entrée dans Tours.

1944
1948

Reconstruction Aéroclub de Touraine

  • 1948

Dès le lendemain de la guerre, l’aéronautique civile renaît de ses cendres à Tours, parallèlement à l’activité militaire. L’aéroclub de Touraine reconstruit une aérogare avec les matériaux trouvés sur place. Celle-ci est inaugurée le 29 août 1948. En 1949, cette aérogare, gérée par l’aéroclub, accueille une centaine d’avions de tourisme étrangers par an.

Construction de la piste actuelle

  • 1952

Vue aérienne du terrain prise le 27 mai 1952 : construite sur les restes de la piste 05/23 allemande, la nouvelle piste 02/20 entre en service en juillet.

En 1955, l’aérodrome de Tours est le troisième de France ouvert à la navigation civile après ceux de Paris (Le Bourget et Orly). le terrain est officiellement désigné pour le dégagement de l’aéroport d’Orly. L’arrêté du 23 novembre 1955 officialise que « l’aérodrome a été affecté, à titre principal, au ministère de la défense et à titre secondaire, au ministère des travaux publics, des transports et du tourisme, en charge de l’aviation civile ».

1952
1959

Inauguration de l’aérogare « La caravelle »

  • 1959

L’aérogare dite « La caravelle » est construite sur l’emplacement de l’aérogare actuelle. Une sympathique terrasse, à gauche à l’étage, permet d’admirer les avions. Elle accueillera ensuite le restaurant « Le concorde ».

Création de la Compagnie aérienne TAT (Touraine Air Transport)

  • 1968

C’est le début d’une grande épopée, initiée par la Chambre de Commerce et la jeune chambre économique et menée par Michel Marchais à partir de Tours. En 29 ans d’opérations aériennes, la TAT est devenue la première compagnie aérienne régionale indépendante d’Europe.

1968
1973

La TAT

  • 1973

En 1973, elle exploite un réseau de 4 400 km desservant 16 villes avec une flotte d'une vingtaine d'appareils. En 1975, TAT opère 53 lignes régulières avec 500 employés et 40 appareils, le groupe a transporté 192 201 passagers en un an. En 1976, TAT compte et 35 aéronefs et dessert 33 villes françaises.

La TAT

  • 1989

Le 17 juillet 1989, le groupe Air France devient actionnaire à hauteur de 35 % et les avions passeront aux couleurs d'Air France, mais le logo TAT sera toujours porté.

1989
1991

La TAT

  • 1991

En 1991, TAT dessert 45 villes en France et en Europe. Le groupe emploie 1 600 personnes et se situe au 4ème rang des compagnies aériennes françaises. Elle a transporté plus de deux millions de passagers cette année-là.

Le 24 septembre 1992 British Airways prend 49,9 % du capital. En 1997, TAT est fusionné avec Air Liberté. Il n’y aura plus d’avion opéré sous le logo TAT.

Le Concorde se pose à Tours

  • 1985

15 juin 1985 : un premier Concorde en provenance de Londres se pose à Tours avec à son bord, 96 passagers britanniques venus passer la fin de semaine aux 24 Heures du Mans. Il n’a cependant pas emprunté le chemin le plus direct puisqu’il a survolé la pointe de Cornouailles, puis viré au large de l’Irlande avant de longer les côtes bretonnes et de survoler la ville du Mans.

1985
1996

Messe du Pape Jean-Paul II devant 100 000 personnes

  • 1996

Le pape JEAN PAUL II  a célébré une messe sur l’aéroport de TOURS en mémoire du 16ème centenaire de la mort de Saint MARTIN, évêque de Tours. Le président de la République de l’époque, Jacques Chirac, le rencontrera deux fois : à sa descente d’avion, sur la base aérienne de Tours, puis lors d’un échange privé d’une vingtaine de minutes à la préfecture.

Modernisation de l’aérogare

  • 1994

Cette vue prise en juin 1998 permet de distinguer l’actuelle piste (02/20), l’aéroport civil, mais également des traces de l’ancienne piste 05/23 qui vont des hangars au premier plan vers la déchèterie de Parçay-Meslay. 

1994
2021

Transfert des installations aéronautiques au SMADAIT

  • 2021

La propriété des 219 hectares de l’aéroport miliaire est transféré au Syndicat Mixte de l’aéroport qui devient le seul aéroport de transport régulier de passagers de la Région Centre.